From urticaria to obstructive sleep apnea: a new perspective on comprehensive patient care
De l’urticaire à l’apnée obstructive du sommeil : une nouvelle perspective sur la prise en charge globale du patient
Assoc. Prof.Hoang Thi Lam
Corresponding Author:
Hoang Thi Lam
ABSTRACT
Background: Chronic urticaria (CU) is a persistent inflammatory skin disorder characterized by recurrent wheals, angioedema, or both, lasting more than six weeks. While pruritus-induced sleep disturbances are well documented in CU, recent evidence suggests a potential link between CU and obstructive sleep apnea (OSA), a sleep-related breathing disorder marked by intermittent airway obstruction and poor sleep quality. Understanding this association may have implications for comprehensive disease management.
Objective: To explore the relationship between CU and the risk of OSA, and to assess how CU disease activity, disease control, and quality of life (QoL) are associated with OSA risk.
Methods: Literature review using articles retrieved from PubMed, Medline, Google Scholar, ScienceDirect, Wiley Online Library, SpringerLink, and UpToDate, with the keywords “chronic urticaria” and “obstructive sleep apnea”.
Results: Approximately 44.5% of CU patients fell into the intermediate or high-risk categories for OSA. Significant associations were observed between higher Urticaria Activity Score over 7 days (UAS7) and increased STOP-Bang risk (Cramer’s V = 0.263, p < 0.001), as well as between poor urticaria control (UCT ≤11) and OSA risk (Cramer’s V = 0.269, p = 0.002). A weak but statistically significant correlation was found between STOP-Bang scores and impaired quality of life (QoL), particularly in domains related to sleep and mental well-being.
Conclusion: A substantial proportion of CU patients are at risk for OSA, especially those with active, poorly controlled disease and reduced QoL. These findings underscore the importance of considering sleep-related breathing disorders in the holistic evaluation of CU patients. Further longitudinal and mechanistic studies are warranted to clarify causality and assess whether screening or treatment of OSA can improve outcomes in CU.
RÉSUMÉ
Contexte : L’urticaire chronique (UC) est une maladie inflammatoire cutanée persistante, caractérisée par des poussées récurrentes de papules, d’angio-œdème ou des deux, durant plus de six semaines. Bien que les troubles du sommeil induits par le prurit soient bien documentés dans l’UC, des preuves récentes suggèrent un lien potentiel entre l’UC et l’apnée obstructive du sommeil (AOS), un trouble respiratoire du sommeil marqué par une obstruction intermittente des voies respiratoires et une mauvaise qualité de sommeil. Comprendre cette association pourrait avoir des implications importantes pour une prise en charge globale de la maladie.
Objectif : Explorer la relation entre l’UC et le risque d’AOS, et évaluer dans quelle mesure l’activité de la maladie, le contrôle de la maladie et la qualité de vie (QoL) sont associés au risque d’AOS.
Méthodes : Revue de la littérature à partir d’articles issus de PubMed, Medline, Google Scholar, ScienceDirect, Wiley Online Library, SpringerLink et UpToDate, en utilisant les mots-clés « urticaire chronique » et « apnée obstructive du sommeil ».
Résultats : Environ 44,5 % des patients atteints d’UC se situaient dans les catégories de risque intermédiaire ou élevé pour l’AOS. Des associations significatives ont été observées entre un score d’activité de l’urticaire sur 7 jours (UAS7) élevé et un risque accru d’AOS selon l’échelle STOP-Bang (V de Cramer = 0,263, p < 0,001), ainsi qu’entre un mauvais contrôle de l’urticaire (UCT ≤11) et le risque d’AOS (V de Cramer = 0,269, p = 0,002). Une corrélation faible mais statistiquement significative a été trouvée entre les scores STOP-Bang et une qualité de vie altérée, notamment dans les domaines liés au sommeil et au bien-être mental.
Conclusion : Une proportion importante de patients atteints d’UC présentent un risque d’AOS, en particulier ceux ayant une maladie active, mal contrôlée et une qualité de vie réduite. Ces résultats soulignent l’importance d’inclure les troubles respiratoires du sommeil dans l’évaluation globale des patients atteints d’urticaire chronique. Des études longitudinales et mécanistiques supplémentaires sont nécessaires pour clarifier la causalité et évaluer si le dépistage ou le traitement de l’AOS peut améliorer les résultats cliniques chez ces patients.