Approach to the patient with excessive daytime sleepiness (EDS)
Prise en charge du patient présentant une somnolence diurne excessive (SDE)
Vu Tran Thien Quan
Corresponding Author:
Vu Tran Thien Quan
ABSTRACT
Excessive Daytime Sleepiness (EDS) is a common but often under-recognized complaint that can significantly affect quality of life, cognitive function, and workplace safety. The evaluation of a patient with EDS begins with a comprehensive clinical history, focused on sleep habits, nighttime sleep quality, and the presence of symptoms like snoring, witnessed apneas, and leg movements. A sleep diary and validated questionnaires such as the Epworth Sleepiness Scale help quantify the severity of sleepiness.
Primary causes of EDS include insufficient sleep, poor sleep hygiene, obstructive sleep apnea (OSA), narcolepsy, restless legs syndrome (RLS), circadian rhythm disorders, and the use of sedating medications or substances. Depression and other psychiatric disorders may also mimic or exacerbate EDS.
Diagnosis typically begins with polysomnography (sleep study), especially when obstructive sleep apnea or parasomnias are suspected. If narcolepsy or idiopathic hypersomnia is considered, a Multiple Sleep Latency Test (MSLT) is performed following overnight sleep monitoring.
Management of EDS depends on the underlying cause. Treatment may include behavioral interventions such as improving sleep hygiene, cognitive behavioral therapy for insomnia, positive airway pressure therapy for OSA, iron supplementation for RLS, or stimulant medications in cases like narcolepsy. Patient education and addressing safety issues, particularly with driving or operating machinery, are critical components of care.
RÉSUMÉ
La somnolence diurne excessive (SDE) est une plainte fréquente mais souvent sous-estimée, pouvant affecter de manière significative la qualité de vie, les fonctions cognitives et la sécurité au travail. L’évaluation d’un patient présentant une SDE commence par un interrogatoire clinique approfondi, axé sur les habitudes de sommeil, la qualité du sommeil nocturne et la présence de symptômes tels que le ronflement, les apnées observées et les mouvements des jambes. Un agenda de sommeil ainsi que des questionnaires validés, comme l’échelle de somnolence d’Epworth, permettent de quantifier la sévérité de la somnolence.
Les causes principales de la SDE incluent un sommeil insuffisant, une mauvaise hygiène du sommeil, l’apnée obstructive du sommeil (AOS), la narcolepsie, le syndrome des jambes sans repos (SJSR), les troubles du rythme circadien, ainsi que l’usage de médicaments ou de substances sédatives. La dépression et d’autres troubles psychiatriques peuvent également imiter ou aggraver la SDE.
Le diagnostic commence généralement par une polysomnographie (étude du sommeil), notamment lorsqu’une AOS ou une parasomnie est suspectée. En cas de suspicion de narcolepsie ou d’hypersomnie idiopathique, un test de latence d’endormissement multiple (Multiple Sleep Latency Test – MSLT) est réalisé après une nuit de surveillance du sommeil.
La prise en charge de la SDE dépend de la cause sous-jacente. Le traitement peut inclure des interventions comportementales telles que l’amélioration de l’hygiène du sommeil, une thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie, une ventilation en pression positive continue pour l’AOS, une supplémentation en fer dans le cas du SJSR, ou encore des médicaments stimulants en cas de narcolepsie. L’éducation du patient et la gestion des questions de sécurité, notamment la conduite ou l’utilisation de machines, constituent des éléments essentiels de la prise en charge.