Case Report: Severe OSA, Obesity Hypoventilation Syndrome, and Class 3 Obesity
Observation clinique : Apnée obstructive du sommeil sévère, syndrome d’hypoventilation lié à l’obésité et obésité de classe 3
Tran Thi Doan Trang
Corresponding Author:
Tran Thi Doan Trang
ABSTRACT
His brother had recently died suddenly from morbid obesity.
RÉSUMÉ
Introduction :
L’apnée obstructive du sommeil (AOS) et le syndrome d’hypoventilation lié à l’obésité (SHO) sont des troubles respiratoires du sommeil graves, en particulier chez les patients présentant une obésité de classe 3. En l’absence de diagnostic et de traitement précoces, l’AOS peut entraîner une mort subite, des risques professionnels et des complications multisystémiques.
Présentation du cas :
Un conducteur de camion de 34 ans à Hô Chi Minh-Ville présentait depuis plus de 20 ans des ronflements et une somnolence diurne excessive. Son frère était récemment décédé brutalement d’une obésité morbide.
IMC : 47,5 kg/m², tour de cou : 52 cm ; Stop-Bang : 6, Epworth : 24, PSQI : 8, Pichot : 8.
La polysomnographie a montré un IAH de 102,8/h, une SpO₂ minimale de 56 %, un ODI de 101,2/h, un sommeil N3 de 8,8 %, aucune phase REM, et une PaCO₂ de 48,8 mmHg.
Titration CPAP : médiane 14 cmH₂O (maximum 18).
Résultats :
Après 2 semaines de CPAP, l’IAH a diminué à 30,2/h avec une nette amélioration des symptômes. Cependant, au bout de 9 mois, en raison d’une utilisation irrégulière liée à la conduite nocturne, l’IAH fluctuait (14–31 %) et le poids est revenu à son niveau initial.
Conclusion – Discussion :
Ce cas illustre la gravité et la sous-évaluation de l’AOS–SHO chez les personnes atteintes d’obésité morbide. Malgré un succès initial avec la CPAP, l’absence de suivi à long terme a compromis les résultats. Cette observation souligne l’urgence de :
Mettre en place un dépistage précoce de l’AOS en communauté, en particulier chez les individus obèses et dans les professions à haut risque ;
Adopter une prise en charge multidisciplinaire (pneumologie, nutrition, endocrinologie, psychologie, thérapie par pression positive) ;
Renforcer l’accompagnement des patients pour améliorer l’adhésion à la CPAP et prévenir les complications ou le décès.